

IMAGES VESTIGES – VESTIGES d’IMAGES !
IMAGES VESTIGES – VESTIGES d’IMAGES !
Lawrence s’intéresse à ce qui reste (surtout depuis 2020). Restes de d’objets divers, de corps qui entre en échos logiquement avec les restes : Natures-Mortes de déchets (peaux de banane, d’avocats, ou d’autres éléments « insignifiants et indifférents à notre regard blasé) etsymboles d’unedéliquescence en action ; des corps et des figures de personnes dont il ne reste que leur image déjà mystifiée (notamment par les circonstances liées à leur vie). Àtravers de cela, Lawrence cherche à exprimer une certainedécrépitude d’un monde réifié à outrance.
Cela le pousse à concevoir des relations formelles (sujets / compositions / formats) directement en lien avec les œuvres « qui sont et qui restent » dans les esprits, même les plus communs ; à travailler la surface comme vecteur principale de sa recherche : gestes qui arrachent, grattent, frottent, griffent, pour extraire à la surface, de toutes les façons possibles,les formesquicaractérisent l’expression du sujet en lien avec son histoire, avec notre Histoire sans prétention aucune que de dialoguer avec le passé qui a produit notre présent. Des combats de surfaces, des restes de matières : des images de vestiges comme des vestiges d’images…
Le traitement de l’espace est basé sur l’emploi systématisé du contre-jour comme moyen expressif et symboliquement inspiré des Bodégones du XVIIème siècle espagnole. Par l’usage du blanc (opposé du noir), l’espace est pensé en « contrepoint inversé », comme un infini de tous les possibles ayant pour but d’ouvrir les possibles champs de l’imaginaire du spectateur, toujours prompt à se limiter. D’où cette volonté de ne pas d’abord raconter, mais de montrer authentiquement ce qui reste.
Sources et références : Francis Bacon, Van Gogh, Philippe de Champaigne, l’Antiquité, David Hockney, Marlène Dumas, Peter Doigt.
Les dessins et les peintures sont parfois pensés pour être installés et mis en scène en rapport au spectateur : accrochage spécifique, rapport au lieu et à la lumière, travail recto-verso, polyptiques (cf. site : lawrence-artiste.com).
Ancien élève de l’école de la Glacière à Paris (Ateliers G. Belmonte (peinture), O. Di Pizzio et J. Trolliet (dessin)) – Diplômé en Arts plastiques (Maîtrise à l’Université de Paris I-Panthéon Sorbonne) – Résidence d’artiste de la ville de Beauvais en 2006-2007 et en 2013-2017. Expositions collectives et individuelles.
Natures mortes, visages, corps, petits restes
Bodegones
